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Dans l’Ampélographie de Viala et Victor Vermorel (tome 3, 1902), on nous enseigne qu’à l’époque de la Gaule, la vigne existait dans le Sud-Est avec des cépages méridionaux qui ne pouvaient pas mûrir dans nos régions septentrionales. C’est au troisième siècle de notre ère, sous l’impulsion des Romains, que l’on voit s’implanter réellement la vigne dans la région Lyonnaise. Des premiers écrits sur le vignoble de notre région attestent de cette réalité. Cependant la question de l’implantation du Gamay dans notre région reste sans réponse : le cépage a-t-il été amené par les soldats romains, ou a-t- il été pris sur place ? ![]() L'ORIGINE DU CEPAGE Cet ancêtre est décrit comme un cépage précoce et de production abondante lui conférant une certaine parenté avec le Gamay. D’une production supérieure au plant Noirien (pinot) cultivé en Bourgogne, il s’implante progressivement de coteau en coteau en Beaujolais et Mâconnais jusqu à la Bourgogne où il fut prohibé en 1395 par Philippe le Hardy. C’est la première fois que l’on voit réellement le nom « Gamay » sous sa forme actuelle et certains lui donnent une origine bourguignonne puisqu’il aurait été introduit en premier dans cette région dans la village de Gamay en Côte d’Or. L’aire géographique du Gamay ne cessa de croître jusqu’à l’invasion du phylloxera à la fin du 19ème siècle. Il occupait alors un dixième du vignoble français (160 000 ha) depuis le Sud-est de la France en passant par le Centre et Val de Loire.
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